L'archéologie, qu'est ce que c'est ?

L'archéologie ne cherche pas de trésors ni de monuments remarquables.

La recherche archéologique a pour objet d’écrire l’histoire des hommes et des femmes du passé, et de leurs territoires sur le temps long. Elle vise à connaître les sociétés du passé à travers les traces conservées dans le sous-sol.

L’archéologie, c’est l’analyse des traces matérielles de l’humanité. Sous nos pieds, la terre recèle de multiples secrets. Ces vestiges enfouis dans le sol ou sous l’eau racontent comment nos ancêtres ont vécu, et comment leurs activités ont
modifié le milieu naturel.

Ces « archives du sol » sont parfois les seules traces qui subsistent, notamment pour la Préhistoire et la Protohistoire. Pour les périodes allant de l’Antiquité à l’époque contemporaine, elles peuvent être confrontées aux documents écrits.

L'archéologie programmée

En dehors de toute menace de destruction liée à l’aménagement, un site peut faire l’objet d’une recherche archéologique programmée, à des fins scientifiques ou culturelles. Ces programmes de recherche, souvent menés sur plusieurs années, permettent également aux archéologues de faire progresser les méthodes de travail ou de tester de nouveaux protocoles.

Le site de Saint-Lupien sur lequel est implanté le Chronographe a bénéficié d’un programme de fouilles archéologiques de 2005 à 2016, associant l’Université de Nantes, l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et la ville de Rezé.
 

L'archéologie préventive

Depuis 2001, les travaux d’aménagement urbain susceptibles de détruire des vestiges archéologiques sont désormais précédés de recherches préventives, à la demande de l’État (Ministère de la Culture et de la Communication).

Longtemps synonymes de blocages et d’arrêts de chantier, ces études sont aujourd’hui planifiées en amont des aménagements et s’intègrent dans les calendriers et les budgets des projets.

C’est l’archéologie préventive.