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Interpréter le quartier portuaire

Le site de Saint-Lupien a fait l'objet de plusieurs campagnes de fouilles depuis les années 1960.

Jusqu'aux années 1980, la ferme établie sur le site a préservé le lieu d'éventuels projets immobiliers et destructions du sous-sol. Ce quartier de Ratiatum est actuellement le plus connu de la ville, grâce aux fouilles menées depuis les années 1980. Les vestiges visibles sont ceux du quartier portuaire, organisé au 2e siècle après J.-C. selon un plan régulier avec entrepôts et boutiques. Les archéologues ont une vision partielle des échanges commerciaux sur le port de Ratiatum. Les objets retrouvés, souvent en céramique, permettent de retracer les provenances des produits importés, comme l'huile, le vin, la sauce de poisson, la vaisselle...

Par contre, il est difficile de savoir ce qui était exporté et de déterminer précisément les circuits commerciaux de ces marchandises. Les vestiges valorisés soulignent l'emplacement des bâtiments antiques et infrastructures du quartier portuaire de Ratiatum.

Des bornes d'interprétation accompagnent la promenade sur le site et permettent au visiteur de se repérer et se projeter dans le quartier portuaire antique. Le Chronographe s'inscrit dès son ouverture dans un projet de valorisation des vestiges stabilisés à l'issue des fouilles et conservés dans le sous-sol. Cette valorisation s'échelonnera sur plusieurs saisons et révélera progressivement l'étendue des vestiges du quartier portuaire de Ratiatum.

Voie romaine

Le quartier portuaire romain est structuré par une voie romaine, bordée de portiques et secondées d'allées

Le passage en bois qui mène au Chronographe correspond au portique antique –trottoir couvert– prenant appui sur les entrepôts. Le long de ce portique passait l’artère principale du quartier : une voie est-ouest bordée d’échoppes de commerçants et d’artisans.

Au 2e siècle après J.-C., des passages entre des entrepôts reliaient le port au quartier commercial. Ils donnaient sur la voie principale, large de sept mètres, bordée par un trottoir couvert.

Entrepôts & boutiques

Les entrepôts du quartier portuaire

Les premiers bâtiments de stockage remplacent, à la fin du 1er siècle, de petites installations sidérurgiques, nécessaires à la construction du quartier. Les entrepôts sont reconstruits et agrandis en granite au début du 2e siècle, durant l'époque faste du port, puis transformés un siècle plus tard pour s'adapter à la baisse d'activité du port.

Le Chronographe s'insère dans les fondations du plus grand entrepôt du quartier portuaire. Construit entre 2014 et 2016 par les architectes nantais Berranger & Vincent, ce bâtiment abrite le centre d'interprétation archéologique de Nantes Métropole : le Chronographe. Il retrace l'histoire de Ratiatum et de ses habitants.

Quais sur la Loire

site St Lupien

Les traces d'une activité portuaire

Le port romain de Ratiatum n’est plus visible aujourd’hui et le bras de Loire qui le desservait n'existe plus. Les rives de la Loire se trouvent actuellement à près de 500 mètres au nord. Les vestiges découverts lors des fouilles menées entre 2005 et 2016 sur le site Saint-Lupien ont permis de localiser l’emplacement des quais de ce port, matérialisés sur le site par des structures de bois.

En 2010, les fouilles autour de la chapelle révèlent une partie du port antique de Ratiatum. Ce quai portuaire monumental en bois et en pierre date de la fin du 1er siècle après J.-C, et est aujourd’hui en grande partie démonté pour les besoins de la recherche. Un long mur parallèle à la Loire et des plates-formes de chargement et déchargement sont construits à la fin du 1er siècle. Ces quais, régulièrement entretenus, contribuent au développement économique de Ratiatum. L'ensablement progressif de la Loire conduit petit à petit au déclin de l'activité portuaire.