Focus sur Fragments

05-04-2019

Explorant la question du statut des œuvres avec Fragments, Blanche Daramir propose au Chronographe une relecture des objets antiques et de leur histoire, et ponctue l’espace d’exposition permanent d’une dizaine de pièces inspirées par l’observation des formes du passé (9 février au 19 mai 2019). Elle réalise ainsi un dialogue entre antique et contemporain, et connecte deux temporalités en un seul lieu. Les objets sont réinventés et mis en scène dans une proposition narrative, graphique et colorée.

Abstract paintings, Blanche Daramir
Abstract paintings 3 - La beauté, Blanche Daramir, Peinture acrylique sur papier, 18 x 15 cm, 2018

 

Blanche Daramir propose une réflexion sur la naissance des formes, dans une pratique à la croisée de la microsculpture, du dessin et de la peinture. Bâtissant des espaces du sensible, elle nous emmène dans un monde où les échelles sont bousculées et les modes de présentation renversés. En collectionneuse de formes, de lignes, de surfaces, de volumes et de couleurs, elle nous livre une vision sans cesse renouvelée de la pratique du dessin.

Puisant ses références dans l'ethnologie, l'anthropologie ou la préhistoire, l'artiste met en scène des collections d'objets miniatures qui évoquent le rapport au musée : les dispositifs d'exposition apportent des informations sur les œuvres, les font résonner dans l'espace, et entre elles. Pour Blanche Daramir, au delà de sa fonction narrative et historique, l’œuvre d'art comporte aussi une dimension spirituelle. Antique ou contemporaine, l'objet est imprégné d'une aura, véhicule un mystère, celui du processus de création, de l'origine de l'Homme.

Chemins de Ratiatum, Tissu en lin, assemblage de textiles, 100 cm x 72...

Chemins de Ratiatum, Tissu en lin, assemblage de textiles, 100 cm x 72 cm, 2018. Crédit photographique : Le Chronographe

L'oeuvre Chemins de Ratiatum est placée en début de parcours, cette pièce met en relief l’espace où tout commence, celui qui raconte, qui garde les traces et nous révèle les origines de ce que nous sommes. L'oeuvre puise ainsi son origine dans le plan de la ville antique de Rezé, Ratiatum.

Rezé. Plan d'ensemble de l'agglomération antique et proposition de modélisation...
Rezé. Plan d'ensemble de l'agglomération antique et proposition de modélisation parcellaire. Source : Pascal Jérôme, Pirault Lionel, Deschamps Stéphane, Guérin Frédéric. Ratiatum (Rezé, Loire-Atlantique) : origines et développement de l'organisation urbaine, Revue archéologique de l'ouest, tome 9, 1992. pp. 111-127

Née à Angoulème en 1978, Blanche Daramir a étudié à l’école des beaux-arts d’Angoulème, avant de rejoindre les ateliers de Guillaume Paris et Dominique Gauthier, aux beaux-arts de Paris, et finir son cursus aux beaux-arts de Nantes, où elle obtient son diplôme en 2004. Elle a participé à de nombreuses expositions collectives de part le monde (Pékin, Bruxelles, San Francisco, Paris, Munich, etc...) et exposé à la galerie Artem de Quimper en 2015. Elle a reçu en 2004 le prix d’encouragement de la ville de Vanves, en Ile-de-France et plus récemment en 2015 une aide individuelle à la création de la DRAC des Pays de la Loire. Elle a été invitée en 2014 par le collectif Martinn a présenter son travail dans le cadre du Pecha Kucha Vol.8 à l’école d’architecture de Nantes. Elle vit et travaille à Nantes.

Fouilles,  Blanche Daramir, Technique mixte, 40 x 30 cm, 2018
Fouilles, Blanche Daramir, Technique mixte, 40 x 30 cm, 2018
Dans une construction verticale, l’artiste rend hommage au métier d’archéologue. Apparaissent ici des éléments pouvant être associés aux fouilles : soleil de plomb, vestiges, végétaux, étages, pierres, traces humaines, etc...
Focus sur la trace
19-04-2019

« J’ai choisi une orientation artistique dans le but d’étudier l’archéologie. J’ai bifurqué ».
Focus sur Quad
12-04-2019

Quad qui signifie « cadran » en français, matérialise un cheminement. Tels des dés qui auraient une trajectoire calculée, l’œuvre de Franciso Tropa se pose comme point de rencontre entre science et savoirs ésotériques.
Focus sur un éclat
29-03-2019

Jim Hodges a détruit un miroir puis l’a reconstitué minutieusement en rassemblant les morceaux brisés sur une toile. L’idée du miroir lui serait apparue durant un vol en avion, où l’image s’impose alors à lui de manière « fulgurante ».