Avé Bande Dessinée ! La BD rencontre l'Antiquité.

L'exposition Avé Bande-Dessinée ! La BD rencontre l'Antiquité se tiendra au Chronographe du samedi 24 février au dimanche 20 mai 2018, sur les horaires d'ouverture du Chronographe du mercredi au dimanche, de 14h à 18h.

Avé Bande Dessinée ! La BD rencontre l’Antiquité passe au crible les grands classiques de la BD antique (Alix, Murena…), ainsi que les petits nouveaux (Héraklès, Les ombres du Styx, Arelate et bien d’autres).

Comment les auteurs s’approprient ils l’histoire antique ? Recyclage, détournement, recherche d’une vérité historique ou répétition de clichés : c’est un peu tout cela à la fois !

Avé Bande Dessinée ! propose une riche iconographie constituée de restitutions, dessins et planches originales d’auteurs.

L’exposition retrace entre autres la création de la BD Nantes, de Saint Félix à Gilles de Rais (2017), et le travail de collaboration entre les archéologues nantais et les dessinateurs Matthieu Appriou et Fañch Juteau.

Avé Bande Dessinée ! donne également l’occasion de découvrir ou redécouvrir des bandes dessinées, devenues cultes pour certaines d’entre elles. Ainsi toutes les BD traitées sont mises à disposition des visiteurs qui sont invités à les lire ou les feuilleter au fil du parcours.

Un espace lecture et jeux est aussi proposé aux jeunes visiteurs (4-12 ans), en partenariat avec les Bibliothèques municipales de Nantes.

Des BDs à découvrir

Quand la BD rencontre l'Antiquité, tout un univers de créations à découvrir
 

Terra incognita

Terra incognita, Briques & tuiles, Matière(s) à bâtir - Exposition jusqu'au 17 décembre

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Sait-on que la grande muraille de Chine, la basilique Sainte-Sophie à Istanbul, le dôme de la cathédrale de Florence… sont construits en briques ?

 


L’exposition Terra Incognita propose d’explorer ce matériau omniprésent, presque banal et néanmoins mal connu, de sa fabrication à sa mise en oeuvre, de l’époque romaine à nos jours.

Si l’archéologie s’est longtemps cantonnée à l’étude de la poterie, elle s’est depuis peu tournée vers les tuiles, carreaux et briques. L’étude des terres cuites dans l’architecture permet de comprendre les modes de construction, les formes du bâti, et ainsi d’approcher la culture technique des sociétés qui les ont employées.

Les Pays de la Loire ne figurent pas parmi les « terres à briques », mais les matériaux de construction en terre cuite y sont néanmoins présents depuis l’époque romaine. Autour de Nantes, la pierre est abondante : l’usage de la terre cuite relève donc d’un choix architectural ou esthétique.

Terre crue, sèche ou cuite, à toucher ou faire sonner, c’est un voyage au plus près de la matière que vous propose cette exposition.

Une exposition à découvrir au Chronographe jusqu'au 17 décembre :

  • jusqu'au 1er juillet et à partir du 1er septembre : du mercredi au dimanche, 14h-18h
  • du 1er juillet au 31 août : du mardi au dimanche, 13h-19h
  • accès libre avec le prix d'entrée

La terre cuite dans l'Antiquité

TUILERIE DES CLOUZEAUX

La tuilerie des Clouzeaux, en Vendée, fait figure de découverte remarquable. Ce site, fouillé par l'Inrap (D. Séris), a livré des vestiges caractéristiques des ateliers d’époque romaine en Gaule du Nord, qui permettent de comprendre l’organisation des constructions et celle de la production.

FOUR DES CLOUZEAUX

Les restes de trois fours différents, exploités successivement entre la première moitié du Ier et le début du IIe siècle ap. J.-C., ont été découverts sur le site des Clouzeaux. Ils sont conçus de façon identique et peuvent être considérés, selon une terminologie moderne, comme des fours « debout ».

La halle où étaient entreposées les tegulae (tuiles) destinées à achever leur séchage, consistait en un bâtiment en bois long de 20 m et large de 6,5 m, dont seuls les trous d’ancrage au sol des poteaux porteurs ont été découverts.
Les deux premiers fours, de forme rectangulaire, sont de taille modeste. Le troisième four, carré, est plus vaste : 12,5 m2 de surface, pour près de 45 m3 de volume utile. On peut estimer la capacité de production de ce four à 5 900 tuiles par cuisson, ce qui correspond à une toiture de 400 m2.

La capacité annuelle de production du plus grand four des Clouzeaux était de 35 000 tuiles, soit environ 2 300 m2 de toiture. Rapporté à la surface moyenne d’une villa ordinaire, l’atelier était donc capable de couvrir l’équivalent de deux à trois villae par an

Chantiers croisés

Une campagne photographique à Saint-Lupien, 2014-2016

Sylvain Bonniol

 

Pendant deux années, Sylvain Bonniol a pu arpenter ce petit morceau de territoire et les deux chantiers qui y ont été menés : la construction du Chronographe et le chantier de fouilles.

Chacune de ses images est devenue une mise en relation, un récit composé de matières, de lumières, de géométries, de présences humaines, de repères lointains ou de signes ténus, d’indices, de « presque riens » essentiels.

Au-delà de l’anecdote, les acteurs des chantiers nous rappellent ici, comme les petits personnages de certaines peintures de Poussin, qu’il faut l’activité des hommes pour produire un paysage, une ville, une architecture.

Jusqu'à fin mai 2017